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Thèse menée dans le cadre de la Graduate School of the Arts

Doctorante: Heike Fiedler

Directeurs de recherche: Prof. Dr. Patrick Suter (UniBe) & Prof. Dr. Arno Renken (HKB)

Projet de thèse

Das Forschungsprojekt "performance writing - der Text als künstlerische Strategie" untersucht den Status des Textes in verschiedenen Performance-Situationen (Oralität, Digitalpoesie, Kunstperformance). Die Performance dient nicht dazu, den Text vorzutragen, vielmehr gehört der Text zu den eingesetzten Strategien, mit denen die Performance realisiert wird. Das Zusammenspiel der verschiedenen Strategien, sowie das Erscheinen des Textes in anderen Materialitäten als dem Buch (Bild, Ton…) ergibt dabei jenes trans- oder intermediale Interaktionsfeld, in dem der Begriff performance writing relevant wird. Nicht nur der eingesetzte Text wurde oder wird geschrieben, auch die Performance schreibt sich sozusagen im Moment ihres Vollzuges immer wieder neu. Das Projekt ist gleichzeitig theoretisch und praktisch ausgerichtet, indem es die literarische Praxis beleuchtet und die Literatur unwiderruflich mit den performativen Praktiken der Gegenwartskunst verbindet. Letzte Skeptiker denken an John Cage und an seinen Beitrag zur Bereicherung der Auffassung von Musik.

  • Heike Fiedler: La poésie en performance, Philology-Foreign Languages and Literatures Series, year XVIII, Issue 18, 2013, pages 271-279.
  • Heike Fiedler: Die Metamorphosen der Lyrik im Feld der Interdiziplinarität – ein Essay, Bozzetto No5, Zürich, 2013.

Bio-bibliographie

Autorin, Poetin, Performerin, arbeitet u.a. mit Laut- und Bildmontagen. Sie performt ihre Texte mit Laptop, Papier, modul8, realtime-Elektronik, Bleistift. Seit 2000, Teilnahme an internationalen Literatur- und Poesiefestivals, Lesungen, Musikfestivals. Führt Ateliers im Bereich "creative writing" und "performance writing". Teilnahme an dem Forschungsprojekt Autorinnen und Autoren im öffentlichen Auftritt. Selbstverständnis und Inszenierung, durchgeführt von der Hochschule der Künste Bern (HKB) und dem Schweizerischen Literaturinstitut (SLI), 2010-2012. Zusammenarbeit mit Musiker.Inne.n aus dem Bereich der Improvisation und Elektroakustik. Konzeption und Realisierung pluridisziplinärer Projekte (La Bâtie-Festival de Genève, festival Poésie en arrosoir). Zahlreiche Publikationen in Zeitschriften, Anthologien, CD’s. Mehrere Schreibresidenzen (Fondation Ledig-Rowohlt, L’Arc Romainmôtier, Pro Helvetia-New Delhi). Für ihre Textraumprojekte erhielt sie mehrere Stipendium von Stadt und Kanton Genf, sowie Unterstützungen von Pro Helvetia. Homepage

Forschungsschwerpunkte

Oralität, Digitalpoesie, Kunstperformance, Performance

 

Doctorante: Anahi Frauenfelder

Directeur de recherche: Prof. Dr. Patrick Suter

Projet de thèse

La présente recherche se fonde sur la question du paysage dans l’œuvre romanesque et poétique de deux écrivains francophones: C.F. Ramuz (écrivain suisse romand) et Edouard Glissant (écrivain martiniquais). Elle investit trois principaux axes de réflexion: le rapport à l’espace, le rapport à la langue, et le rapport à l’identité.

Les paysages de C.F. Ramuz et d’Edouard Glissant relèvent d’aires linguistiques et culturelles extrêmement différentes et semblent a priori diamétralement opposés et sujets à forclore toute attitude comparatiste. Leurs paysages ne se limitent cependant pas à de simples représentations topographiques, car pour eux, le paysage n’est pas le pays, mais son image, révélant l’imaginaire, la mémoire et les représentations sociales et culturelles du sujet. La relation au paysage permet alors de dégager les liens intimes et parfois problématiques que les auteurs francophones tissent avec l’espace, l’histoire, la langue et la littérature françaises.

Le paysage résulte d’une interaction particulière entre le sujet et le monde et cette interaction requiert tous les sens de la perception ainsi que la mémoire. La perception du paysage nous intéresse, en ce qu’elle engage un langage capable de rendre compte de la singularité du rapport au monde de l’écrivain. C’est dans un travail sur la langue orale que C.F. Ramuz et Edouard Glissant dégagent de nouveaux rapports qui dévoilent leur singularité et les rapprochent à la fois.

Si le paysage permet à l’écrivain de dire son attachement au pays et à la langue, il lui permet aussi d’en dépasser les frontières. Le paysage multiplie alors les rapports qui nouent l’attachement au pays et l’élan vers l’ailleurs, l’emploi du français et son altérité linguistique, le moi et l’Autre.