Prof. Dr. Muriel Pic

Professeure FNS de littérature française

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D 306 (Muesmattstrasse 45)
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Université de Berne
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3012 Berne
Heures de consultation
Sur rendez-vous

Littérature et pensée française du XXe siècle (Pierre Jean Jouve, Jean Paulhan, Georges Bataille, le Collège de Sociologie, Edith Boissonnas, Jean Dubuffet, Jean Painlevé, Georges Franju, Henri Michaux) et contemporaine.

Littérature et pensée allemande du XXe siècle (W.G. Sebald, Walter Benjamin, Theordor W. Adorno, Max Horkheimer, Institut de recherche sociale de Francfort).

Montage documentaire, poétique et imaginaire de l’archive, rapport du texte et de l’image photographique et cinématographique.

Humanités médicales (expérience des psychotropes et développement de la psychopharmachologie en Suisse et en France).

Politique de la littérature.

Projet FNS : Par la voie des nerfs. Poétique et esthétique de la cénesthésie chez Henri Michaux.

Direction de Thèse : Christophe Barnabé, Poésie et Guérison  au XXe siècle.

Critique littéraire et écrivain, Muriel Pic (1974) est docteur de l’école des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS, Paris, 2003), titulaire d’une licence de Philosophie de l’Université Lyon II et du CAPES de Lettres modernes. Après une allocation de recherche doctorale pour une thèse sous la direction d’Yves Hersant et de Pierre-Antoine Fabre, elle est post-doctorante à la Freie Universität à Berlin, puis chercheuse du Fonds National suisse de la recherche Scientifique (Ambizione) à l’Université de Neuchâtel où elle a enseigné plusieurs années. Elle a également enseigné comme ATER et chargée de conférences à l’EHESS, comme chargée de cours à l’école de photographie d’Arles. Elle a été membre du Centre de Recherche sur les arts et le langage (CRAL) à Paris, du Graduiertenkolleg Körper-Inzienierung à l’Institut d’études théâtrales de la Freie Universität à Berlin, du Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l’Allemagne (CIERA) à Paris et du Centre Marc Bloch à Berlin. Elle s’est formée à la recherche sur l’image avec Georges Didi-Huberman et a fait sa première traduction de l’allemand avec Lukas Bärfuss. Elle a travaillé sur de nombreux fonds d’archives, en particulier le fonds Jean Paulhan à l’IMEC, le fonds W.G. Sebald à Marbach, le fonds Edith Boissonnas à Neuchâtel, et sur les archives scientifiques liées aux expérimentations de Michaux sur les psychotropes. 

 

Literary critic and writer Muriel Pic (b. 1974) holds a PhD from the École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris, 2003), a B.A. in Philosophy from Lyon II University and the CAPES in Modern Literature. Having received a research grant for her PhD under Prof. Yves Hersant and Prof. Pierre-Antoine Fabre’s supervision, she pursued post-doctoral research at the Freie Universität in Berlin, and later became a SNSF (Swiss National Science Foundation) researcher (Ambizione) at the University of Neuchâtel where she taught for several years. She has also been an ATER and lecturer at the EHESS and has taught at Arles’ Photography School. She has been a member of the Centre de Recherche sur les arts et le langage (CRAL) in Paris, the Graduiertenkolleg Körper-Inzienierung at the Institute of Theater Studies of the Freie Universität in Berlin, the Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l’Allemagne (CIERA) in Paris and the Marc Bloch Centre in Berlin. She has received training in image studies from Georges Didi-Huberman and has collaborated with Lukas Bärfuss on translations from German into French. She has worked on a number of archives: particularly those of Jean Paulhan at the IMEC; the W.G. Sebald archive in Marbach; the Edith Boissonas archive in Neuchâtel; and the scientific archives on poet Henri Michaux’s drug experiments.   

 

 

Monographies

W. G. Sebald. L’Image papillon (suivi de la traduction de W.G. Sebald, L’Art de voler), Dijon, Les Presses du réel, collection « L’Espace littéraire », 2009, 258 p., 5 ill.

Le Désir monstre. Poétique de Pierre Jean Jouve, Paris, Éditions du Félin, collection « Les Marches du temps », 2006, 330 p. Avec une préface de Jacques Le Brun.

Les désordres de la bibliothèque, suivi de W. H. F Talbot. Bibliotheca obscura, Paris, Filigranes Éditions, 2010, 72 p. Avec un préliminaire de Christian Prigent.

 

Éditions critiques

Mescaline 55, Edith Boissonnas, Henri Michaux, Jean Paulhan, Paris, éditions Claire Paulhan, collection « Tiré à part », 2014, 288 p., 30 ill.

Edith Boissonnas et Jean Dubuffet. La Vie est libre. Correspondance et documents 1945-1980 (éd.), Genève, Éditions Zoé, mai 2014, 208 p., 6 ill.

Pierre Jean Jouve, Lettres à Jean Paulhan 1925-1961 (éd.), Paris, Éditions Claire Paulhan, collection « Correspondances de Jean Paulhan », 2006, 253 p. 4 ill.

 

Éditions critiques et traduction

Walter Benjamin à Max Horkheimer, Lettres sur la littérature (1937-1940), traduit de l’allemand avec Lukas Bärfuss, édition du corpus et appareil critique par Muriel Pic, Genève, Zoé, 2016, 149 p.

 

Volumes collectifs

W. G. Sebald. Politique de la mélancolie (dir.), Dijon, les Presses du Réel, collection « L’Espace littéraire », 2016, 252 p., 25 ill.

Jouve baroque suivi de Jouve et Donnadieu. Documents inédits, volume dirigé avec Christiane Blot-Labarrère, Revue des Lettres Modernes série Pierre Jean Jouve, n°9, Paris, Garnier/Minard, 2016, 205 p., 20 ill.

La Pensée sans abri. Non-savoir et littérature, volume dirigé avec Barbara Selmeci Castioni et Jean-Pierre van Elslande (université de Neuchâtel), Nantes, Editions Cécile Defaut, 2012, 323 p. Avec un entretien inédit de Valère Novarina.

 

Numéros de revues

Critique, n° spécial Georges Bataille. D’un monde l’autre, volume dirigé avec Pierre-Antoine Fabre et Philippe Roger, n°788-789, février 2013, 70 p., 1 ill.

Lisibilité/Lesbarkeit, volume dirigé avec Emmanuel Alloa, Trivium, revue franco-allemande des sciences humaines et sociales, n°10, mars 2012, http://trivium.revues.org/. Avec des traductions du français et de l’allemand de Jean Bottéro, Michel de Certeau, Georges Didi-Huberman, Louis Marin, Wolfram Hogrebe, Hans Robert Jauss, Sybille Krämer, Sigrid Weigel.

 

Ouvrages en langue étrangère

Reliquie moderne. Fotografia e sentimento religioso, trad. Valeria Riguzzi, Bologne, Edizioni Dehoniane Bologna, collection « Sguardo », 2016, 59 p.

As desordens da Biblioteca, trad. Eduardo Jorge, Relicario Editiores, Belo Horizonte, 2015, 72 p.

W. G. Sebald. Littérature et éthique documentaire

Muriel PIC, Jürgen RITTE (éds.) - W. G. Sebald. Littérature et éthique documentaire

Au cours de ces vingt dernières années, W.G. Sebald est devenu l’un des auteurs majeurs de la fin du XXe siècle, mondialement traduit. Outre un recueil de poèmes, son œuvre compte des essais et des récits immédiatement reconnaissables à ses images et à sa tonalité très particulières, le fameux Sebald-Sound, selon le mot d’un critique. L’écriture obéit à une logique associative qui tisse des liens insoupçonnés entre moments et monuments de l’Histoire (avec sa grande hache, comme aurait dit Georges Perec) ; elle nous rend proches de lointaines mémoires en faisant remonter à la surface ce qui est profondément enfoui, oublié, refoulé. La posture mélancolique de l’auteur face aux documents qu’il utilise, son rapport surdéterminé et généreux à l’archive, les implications politiques de cette poétique documentaire sont l'objet de ce livre. La littérature peut-elle s’emparer des documents de l’histoire sans les trahir ? Peut-on se remémorer l’expérience vécue sans imagination? La fiction peut-elle restituer le passé ? À ces questions, l’œuvre de Sebald aura répondu par une question éthique fondamentale : comment restituer ?

Élégies documentaires

Muriel Pic - Élégies documentaires

Écrites entre 2014 et 2016, ces Élégies documentaires parcourent un chemin inusité, qui va de l’archive au poème. Habituellement utilisés comme des preuves à l’appui d’une analyse ou d’une thèse, les documents sont pris ici comme les vestiges muets d’un passé qui pourtant résonne à travers ce silence. Le schème historique revenant trois fois à partir d’origines différentes est celui de l’utopie dévastée. Ce qui s’invente, c’est une « expérience lyrique, atmosphérique, élémentaire » de l’archive et, à travers elle, un chant de deuil où le passé, « qui ne passe pas », glisse vers un avenir qu’il consume. (Macula, Collection Opus incertum (collection dirigée par Jean-Christophe Bailly), sortie en librairie le 3 novembre 2016)