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Institut de langue et de littérature françaises

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Conférences | Colloques | Manifestations scientifiques et culturelles

Savoir et civisme
Les sociétés savantes et l’action patriotique en Europe au XVIIIe siècle

ATTENTION: nouvelle date
Berne, 29-31 mars 2012

Académies, sociétés patriotiques, sociétés économiques, loges: les noms varient selon les lieux et les traditions et assurément aussi selon les ambitions. L’extension européenne du phénomène, sinon du nom choisi pour désigner ces groupes d’amateurs de savoir, indique qu’il se trouve, partout, des esprits soucieux de la place qu’ont ou devraient avoir les connaissances et dans l’amélioration politique et économique du présent et dans les desseins pour l’avenir.

On propose d’étudier les perspectives suivantes :
-le contour des idéaux de ces sociétés, tels qu’ils se laissent définir par les textes de constitution, par les thèmes des ouvrages publiés ou primés, par les types de sujets de concours proposés.
-le rapport entre réflexion et action, qui peut s’observer soit dans l’action publique (politique, juridique…) des membres de ces sociétés, soit dans les commentaires qu’ils donnent sur leur participation, choisie ou non, possible ou non, requise ou non, aux affaires publiques : les questions de censure éventuelle, ou contraire de participation à des institutions gouvernementales a ici toute sa place.
-les types de personnalités intellectuelles ou professionnelles impliquées dans ce phénomène intellectuel et civique, par une étude prosopographique individuelle ou collective.
-l’impact éditorial, sociétal et historique de ces sociétés. Et si l’on peut, leur impact législatif.
-la place réelle ou fantasmée que ces sociétés revendiquent dans l’espace public ou politique : accompagnement, incitation, opposition, dénonciation ?

L’importance du livre, ou de la brochure, dans la transmission du savoir, est patente. Mais on essaiera de réfléchir également à l’existence d’autres modes de diffusion spécifique, s’il y en a, du savoir ou de l’expérience, voire de leurs avant-projets.

Le thème de cette étude collective se veut précis, à la rencontre entre savoir et action publique, mais aucune des suggestions énoncées ci-dessus ne prétend être exhaustive.

Les propositions de contribution (titre et résumé de 2500 caractères maximum) sont à envoyer
avant le 1e octobre 2011, dans la langue dans laquelle vous souhaitez intervenir, à la fois à
Juan Manuel Ibeas Altamira : juan.ibeas@ehu.es
et à Michèle Crogiez Labarthe : michele.crogiez@rom.unibe.ch

Coordination : Dr Alain Schorderet: alain.schorderet@rom.unibe.ch

Les participants retenus seront avisés avant le 25 octobre 2011.

Colloque sur Malesherbes : Berne, 1-2 décembre 2011

« Thémis et Flore, les savoirs de Malesherbes »
Le titre du colloque est tiré d'une lettre de Pourret à Malesherbes de 1781, où le botaniste déclare son admiration à Malesherbes en ces termes figurés « vous qui ne dédaignez pas de venir faire la cour à Flore après avoir tant mérité de Thémis ».

Malesherbes (1721-1794) appartenait à une famille de magistrats et succéda très jeune à son père, le chancelier de Lamoignon. Il acquit à la Direction de la Librairie une autorité et une influence respectées, ainsi qu'une excellente connaissance du monde des lettres. Son rôle à la Cour des Aides, qui lui valut l'exil, comme à tous ses confrères dont il mena la fronde, le magnifia dans l'opinion au point de lui valoir le surnom d'« homme le plus vertueux de son siècle ».

Membre depuis 1751 de l'Académie des Sciences avant d'être reçu en 1775 à l'académie française, il fit preuve toute sa vie d'un vrai engouement pour le savoir. Les livres qu'il a publiés rendent une image minime de son immense labeur, dont témoignent des archives manuscrites colossales. Et encore faut-il compter sans les archives restées privées et dont on sait qu'elles sont également d'un volume considérable.

Ces deux passions déclarées pour le droit et pour la botanique, passions bien connues de son temps, cachent une curiosité absolument encyclopédique, pour les livres, anciens ou modernes, comme pour les expériences ou les voyages.

Le colloque tend à faire un état des lieux de ce que pouvait être, dans un de ses représentants les plus achevés, la libido sciendi dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle : ses objets, ses méthodes, ses moyens, ses ambitions, ses rapports avec la culture héritée du passé.

Au moment où les sciences se spécialisent, où le latin et la théologie sont soudain moins étudiés, où Linné publie son Système de la nature, où son ami Rousseau ébranle les concepts politiques et la sensibilité de son époque, où les hommes de lettres sont de plus en plus présents dans l'opinion publique, la cohérence du parcours intellectuel de Malesherbes demande à être réexaminée dans sa riche variété.

Les propositions de communications sont à adresser avant le 15 mai 2011 à
Michèle Crogiez Labarthe
michele.crogiez@rom.unibe.ch
ou à Valérie André
vandre@ulb.ac.be

Coordination : Siegfried Bodenmann M.A.: siegfried.bodenmann@laposte.net

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